Le concours qui a changé ma vie 

Ce concours qui a changé ma vie. 

  J’ai toujours voulu aller vite. Petite je finissais toujours mon travail avant de l’avoir commencé, j’aimais être la première. J’ai eu mes enfants jeune et vite. Vite. Toujours vite. Comme si le temps allait filer sous mes pieds. Et paf, la claque sur ma naïveté, le frein sur ma rapidité, les dix ans qu’on prend d’un coup quand on est confronté à la vraie vie. Celle dont nous ne sommes plus maître, celle qui nous fait réfléchir et nous poser.

Durant ces quatres années pleines aux côtés de mes deux enfants et surtout de Marin ces deux dernières années, j’ai changé. J’ai cherché une nouvelle voie professionnelle, j’ai tâtonné, j’ai réfléchi, je me suis jetée corps et âme dans le concours infirmier et je m’y suis perdue. 

J’avais à cœur de redonner foi à cette profession si peu reconnue. J’avais foi de trouver en moi cette infirmière pleine d’empathie et de force. J’avais foi de donner de ma personne, celle qui s’était découvert des forces insoupçonnées, celle qui était capable de dormir 2h sur un fauteuil pour bercer son enfant des nuits durant. Celle qui avait cru perdre son fils plusieurs fois. Celle qui surmontait seule ces nuits de cauchemard dans l’immensité de cet hôpital et qui partageait et épongeait des histoires sombres. Celle qui réconfortait des amies qui hurlaient de détresse devant une prise de sang alors que son enfant en était à sa 80 ème, à 18mois. Celle qui avait partagé la dernière nuit d’un petit garçon en étant la seule figure maternelle pour ce petit bonhomme et dont le visage me restera gravé toute ma vie et dont les cris résonnent encore dans ma tête la nuit.. 

Et fin juin, la douche froide, la dégringolade des émotions… Le Concours qu’on loupe. Ce concours où l’on m’a demandé si ma fille avait été désirée du fait de mon jeune âge (22ans à l’époque), si je ne reprenais pas mes études de manière récréative étant donné la situation professionnelle de mon époux (il n’a pas fait l’Ena, il est juste cadre sup’ en province) et surtout pourquoi je ne tentais pas médecine compte tenu de mes acquis ? Et le couperet tombe: « surdimensionnée » pour le métier (c’est ce qu’il y a écrit sur le pv d’oral) . Même pas la possibilité d’accéder à la course aux places en ifsi malgré une moyenne de 17 à l’écrit… j’ai une note sous la moyenne à l’oral qui m’elimine sur le champ (opératoire).

Mais comment être surdimensionnée pour ce métier alors que les ide sont les clés de voûte des hôpitaux ? Ça ne veut rien dire ! Peut-être peur que je sois trop renseignée des pratiques plus que douteuses des étudiants infirmiers compte tenu de mon statut de juriste ? 

Je passerai sous silence le recours gracieux qui n’a de gracieux que le nom : suprématie de la chef d’institut, incapacité totale de remise en question, aucune valeur de la parole de l’étudiant. On se tait. On encaisse. Deuxième claque dans la figure. (d’ailleurs à l’heure actuelle je n’ai toujours pas de réponse de leur part, à part un entretien où j’ai eu droit à “effectivement il y a eu erreur de casting mais je ne peux pas aller à l’encontre de mes équipes”. Aucune réponse écrite de la Drass.. 👌). La remise en question, encore et encore. La rentrée. Être spectatrice de ceux qui avancent et être celle qui reste. Regarder défiler les jours, voir les feuilles tomber et puis un jour, décrocher son téléphone entre deux rendez-vous médicaux… Et se voir proposer une formation, un CAP de tapisserie d’ameublement en siège et de restauration de meubles anciens. Il faut donner la réponse dans la journée pour le lundi et nous sommes le jeudi. Je fonce. Le lendemain j’appelle une entreprise pour avoir mon apprentissage…c’est fait. Je suis restée dans ma zone de confort, L’Art mais j’ai osé. 6ans d’attente normalement pour ce Cap, la chance à fait que j’étais en début de liste comme candidate.

6 semaines ont passé, c’est difficile, je suis fatiguée et j’ai les traits tirés, mes enfants ont besoin de moi le soir tard et souvent la nuit. Je suis la plus jeune du groupe et parfois un peu chahutée pas toujours de manière très sympa mais ça va. Aussi, j’ai du faire face à une nouvelle hospitalisation de Marin au début de mon stage mais je m’accroche.

Cette reconversion à 360 m’a poussé à me recentrer sur ce que je savais faire, sur ce que je voulais et c’est avec mes mains que je veux travailler et avec ma tête pour développer des idées nouvelles. Je veux créer. Créer du beau et embellir nos intérieurs.

Depuis, j’ai lancé une petite marque de tables que l’on peut retrouver en boutique à Lyon 6ème et une petite boutique Etsy.

Le chemin est long, parfois sinueux mais il vaut le coup. Et si j’ai traversé toutes ces épreuves, que je suis tombée tant de fois, que je me suis tant dévalorisée, qu’on m’a dit que j’avais perdu des années alors que sans moi je ne sais pas comment aurait évolué mes enfants. Je n’ai pas perdu des années, j’en ai gagné. Ce sont les épreuves qui font ce que nous sommes et ce que nous voulons être.

Si on traverse parfois un nuage épais, un tunnel sans fin, c’est qu’on est assez forts pour surmonter tout ça.

Instagram : gabz_family_ et les_tables_damour 

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Ma déco de mariage originale

Bonjour à toutes !

Le blog reprend du service pour faire quelques articles concernant la déco de mon mariage. Tout le monde sait qu’on est une famille « d’Artistes » ; mon Papa a fait mon faire-part à l’aquarelle, mon beau-père a fait les dessins du livret de messe, ma belle-mère a chanté, ma belle-soeur à cousu… et j’en passe… Il en va sans dire que la déco à été inspirée largement de nos côtés artistiques et 100% maison.

Pour les cadeaux des invités nous avons acheté du lavandin à Marseille et on a fait des pochons « bonbon » : hyper facile, on découpe des carrés de tissu, on y insère un petit sachet de lavandin en papier (la lavande est davantage utilisée de manière médicinale), et on le ferme comme une papilotte avec deux ficelles colorées. L’idée était d’avoir une table colorée.

Pour le nom des tables nous avons fait au plus simple : un tableau reproduit de mon grand-père sur un thème différent encadré dans un petit cadre à « tout à 2euros »… simple et efficace! et c’est naturellement qu’on a fait la présentation du plan de table sur une toile vierge et un grand chevalet qu’on avait à la maison.

Pour les menus ayant déjà un tableau sur ma table je voulais un menu en 3D : un mari ingénieur informatique pro de Photoshop et hop un menu Cocotte. Ca met du relief à la table et ça fait un petit effet madeleine de Proust. C’est un peu plus long à découper et plier mais l’effet est garanti 🙂

Pour les fleurs on a fait au plus simple, la fleuriste nous ayant lâché deux semaines avant, on a été acheté les roses chez Lidl la veille du mariage (deux euros la botte de 12 roses) et du jolis feuillages chez un fleuriste. Pour les vases j’ai prit les bocaux à spaghettis chez Gifi (deux euros) et j’ai customisé avec de la dentelle et/ou du tissu liberty. Cela faisait une déco décontractée et estivale. Pour la petite histoire, j’ai fais mes bouquets moi-même à 6h30 le matin du mariage avec Marin en porte-bébé dans le dos :p

Nous avions aussi des plantes grasses de chez Lidl que ma belle-soeur avait empoté et que j’avais customisé avec des petits coeurs des Soeurs Grene.

Pour le livre d’or je voulais le décomposer, j’ai donc trouvé un vieux présentoir de carte postale et j’y ai découpé des cartes de couleurs.

Nous avons aussi acheté des ballons G & G chez Hema qui sont très en vogue et des mobiles pour photos Pince croco 🙂

Et pour finir nous avons fait des arches avec des branches d’oliviers dans la salle.

Notre décoration était simple et originale et nous ressemblait. Nous avons tout fait maison en y intégrant la touche familiale

Je vous laisse quelques photos

 

Allaiter c’est facile! Les clés de la réussite

Être certaine de réussir son allaitement : les 5 conseils que j’aurais aimé recevoir.


1. Allaiter c’est s’écouter 

Le choix d’allaiter est un choix PERSONNEL, qui ne regarde que la mère et l’enfant.
La question tant posée enceinte, vas-tu allaiter ton bébé ? (ou pire la version vas-tu le nourrir? Non je vais le laisser crever de faim voyons). Certaines femmes vont avoir cette envie très tôt, par conviction ou par tradition et certaines n’auront pas cette envie et l’auront à l’arrivée de leur bébé ou ne l’auront pas du tout. Je le répète ce choix est personnel. À quoi bon allaiter en grinçant des dents alors qu’on peut s’épanouir aussi en biberonnant. J’entends déjà les ayatollahs de l’allaitement me tomber dessus ; oui allaiter c’est bien mais allaiter forcée l’est-ce autant ? Allaiter c’est s’écouter, c’est être à l’écoute de son corps, découvrir un nouveau pan de celui-ci et l’apprivoiser. Bref, vous l’aurez compris, écoutez-vous, seulement vous, prenez que les conseils que vous demandez et mettez vous des visières pour le reste !

2- Allaiter c’est bien s’équiper – côté maman



La puériculture c’est un business et la femme enceinte une proie! Pas besoin d’une valise énorme mais quelques indispensables sont nécessaires pour envisager un allaitement sereinement. Je donne quelques pistes ici. 

Le soutien-gorge 

Exit les soutiens-gorge d’allaitement achetés enceinte.. on ne sait pas quelle taille on fera après la montée de lait. Acheter son soutien-gorge enceinte c’est comme l’acheter avant la puberté pour imager la chose 😁. Bref, on privilégie les brassières en seconde peau (par exemple celles achetées au marché au rayon sport c’est super, oui oui!), les top d’allaitement avec brassières intégrées de h&m sont géniaux​ et on attend sagement la montée de lait pour aller acheter un soutien-gorge en magasin de puériculture avec bon soutien et modèle qui nous plaît ! Il existe une multitudes de modèles, couvrant ou non, s’ouvrant sur le côté, sur la bretelle, au milieu des baleines… Ceux qu’on qu’on soulève etc..


Les coussinets 

On s’équipe aussi de coussinets pour contrer les montées de lait sous risque de passer pour un concours de t-shirt mouillé avec odeur de lait caillé en prime! Je préfère les lavables, plus économiques, plus absorbants et surtout plus écolo 😊 . On en trouve pas mal sur internet sur les sites comme Maman natur’elle. 


Le textile

Puis, on achète une demie douzaine de débardeurs (ceux de chez kiabi ou Primark font bien l’affaire car ils vont se détendre!). Le but est de pouvoir allaiter avec pudeur mais confort ! Un débardeur sous un t-shirt … Vous avez compris? On en soulève un et on baisse un autre! 
Il existe des tabliers d’allaitement ou des capes, une sorte de tissu qui recouvre la maman et l’enfant allaite « caché » pour un malheureux sein qu’on ne saurait voir ; d’un point de vu pratique, sur le papier ça se veut révolutionnaire mais pour de vrai, souvent l’enfant fait valser en une seconde et demi la cape et ne supporte pas ce confinement imposé ! Pour moi c’est à proscrire ! Dépense marketing et futile. En revanche avoir un foulard un peu long est toujours pratique, il joue le role de « garde-boue » et on admettra que c’est plus joli 😊.


La lanoline 

Equipez-vous aussi d’une crème de lanoline. La lanoline c’est une crème surgrasse que l’on peut appliquer sur les tétons en cas de crevasses. C’est comme un Labello pour seins gercés 😁 . Boiron en commercialise une sous le nom de « Castor Equi » qui est nettement moins chère que la traditionnelle Lansinoh. En revanche la « vraie » crème 100% lanoline de la marque Lansinoh existe en 10g (environ 7€) et votre pharmacie pourra la commander. 


La bouillote sèche
 

Une bouillote sèche pour soulager les montées de lait (pour un diy super rapide, on remplit un gant de toilette en tissu éponge de riz cru, on referme avec du fil et une aiguille). En + cette bouillote pourra être utilisée pour votre bébé si celui-ci à des douleurs de digestion. 

(1min au micro-ondes pour un gant de toilette d’environ 250g). 


Les feuilles de chou
 

Vous pouvez aussi envoyer votre cher et tendre aller acheter un gros chou vert, les feuilles ont des propriétés apaisantes et vous pourrez les appliquer en cataplasme sur les seins (so chic!). 


L’argile verte

L’argile verte en tube est un indispensable pour moi à avoir dans sa pharmacie… Un cataplasme pourra soulager votre poitrine. Il se trouve en pharmacie ou magasin bio pour un prix dérisoire.


Un tire-lait manuel

Il est possible de louer gratuitement un tire-lait électrique avec une ordonnance mais il est possible aussi d’en acheter un petit manuel. On en trouve souvent sur le bon coin… (Qu’on stérilise après bien entendu!). 

3. Allaiter c’est bien s’équiper – côté bébé


Les langes 

Un lange est un indispensable pour moi, il remplace aisément un foulard pour cacher un sein, il aide bébé à canaliser des doigts un peu « griffeurs » et peut servir de bavoir d’appoint. J’ai une préférence pour les langes en bambou (marque Aden & Anaïs par exemple) car ils sont d’une douceur absolue 😍


La tétine physiologique

Le débat en France est mitigé sur la question, on parle de confusion sein/tétine… Mais par exemple aux Etats-Unis et au Canada, allaitement va de pair avec tétine physiologique et ce de la naissance… Je conseille les marques physio comme Goldi. 

En revanche il est formellement déconseillé de donner un biberon les premières semaines si on veut un allaitement efficace et durable. Le risque est que le nourrisson préfère le débit (rapide et moins sportif) du biberon et se délaisse du sein… Il est préférable de donner une tasse à bec ou à la seringue (sans aiguille bien entendu!) si on souhaite se reposer ou s’absenter les premières semaines. 

4. Allaiter c’est bien s’entourer

Une petite visite chez l’ostéopathe est très conseillée. Sans vouloir reprendre l’article génial de Pink&Green, une visite rapide après la naissance permet de débloquer les mâchoires serrées ou libérer les estomacs immatures. 

Un coussin d’allaitement peut être aussi bien pour soulager le poids d’un bébé. Personnellement je n’en ai pas utilisé, je prenais​ deux coussins mais avec la réflexion cela m’aurait été certainement utile! (Encore une fois, regardez sur le bon coin 😊). 

5. Conseillère IBCLC et médecins référents en lactation humaine. Crat et Leche League 

Allaiter peut parfois s’avérer compliqué, le personnel soignant français est pas ou très peu informé sur le sujet. Si vous rencontrez une difficulté vous pouvez prendre contact avec une conseillère étiquettée IBCLC ou contacter une sage femme conseillère en lactation. Vous pouvez aussi participer à des réunions d’information de la Leche League (dit LLL dans le jargon) ou d’association sur l’aide à l’allaitement maternel. 

De plus, de nombreux médecins pensent qu’en allaitant une maman ne peut se soigner qu’au doliprane, c’est faux! Regarder systématiquement le site du CRAT est un réflexe à avoir et ce site est une référence pour les pharmaciens. Le site est accessible à tous.
Cette liste dressée dans cet article n’est pas exhaustive ; nous aurions pu aborder la question du portage pour favoriser la succion d’un bébé, l’aspect réconfortant de l’allaitement en dehors du côté nutritif, les stastiques de l’OMS, des pics de croissance du nourrisson à connaître… Mais je voulais être  synthétique (et j’espère que je le suis!). 
Et pour finir, prenez confiance en vous, le corps d’une femme est fait pour allaiter, le lait est adapté à votre enfant. D’ailleurs au fil des jours votre lactation s’adaptera en fonction des besoins de votre enfant.
Si vous avez des questions je pourrais y répondre avec plaisir sur mon Instagram : gabrielle_et_gabriel 

8 robes de mariée courtes pour cérémonie civile

          Beaucoup de personnes sur Instragram (pour me suivre c’est gabs.family) m’ont demandé comment je m’y prenais pour choisir ma robe de mariée. Chez nous on se marie d’abord civilement en mai à Lyon avec les très proches (on sera une vingtaine). J’ai donc choisi une robe de mariée courte et simple pour la cérémonie qui tranchera avec ma véritable robe longue que je porterai au mois d’août pour la cérémonie religieuse.J’ai parcouru les sites internet et forcée de constater qu’on peut en trouver une facilement sans dépenser beaucoup, tout le jeu est de savoir l’assortir élégamment sans tomber dans le too much.

Je vous livre mes adresses du net fétiches :

1. La Redoute propose des robes à prix abordables avec des offres tout au long de l’année. Le site possède également une rubrique mariage et propose des robes longues.
J’ai trouvé celle-ci ( ici ) classe et indémodable. La forme trapèze va à beaucoup de morphologie et la dentelle épaisse style crochet revient en force. Elle ressemble beaucoup dans la forme à la Rififi de Claudie Pierlot.505639782_1000_CO_2_1200.jpgDans la catégorie mariage il y’a également celle-là (ici). Le dos nu en dentelle est d’une classe infinie et permet d’associer avec des chaussures colorées et un bouquet punchy pour un total look réussi.

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Et pour finir je vous propose une dernière sur La Redoute, une robe de Delphine Manivet qu’on ne présente plus (ici). La forme, la matière et le tombé à tout d’une grande robe.

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2. Claudie Pierlot. On ne présente plus la marque au noeud. Dernièrement encore une blogueuse que j’apprécie beaucoup à fait un super article concernant sa robe de mariée, elle était sublime dedans (pour voir son article). J’ai travaillé chez eux en tant qu’étudiante pour me payer mes sorties à l’époque; on aime la précision de la dentelle, la qualité des matériaux et le tombé merveilleux de leur robe en crêpe.

j’ai choisi aussi la robe  Rhodes en blanc. A noter qu’elle existe également en d’autres couleurs.Claudie_05R7E16-01_H_1.jpg3. Sandro. De la même veine que Claudie Pierlot. On y trouve de nombreuses robes blanches qu’on peut porter pour une cérémonie civile aisément. En revanche je reste septique sur la qualité de leur dentelle… J’ai déjà eu une mésaventure avec une robe blanche de chez eux qui a viré jaune au premier lavage.

Je vous montre le modèle « cape » Screen Shot 2017-03-06 at 10.45.14.pngque je trouve chiquissime !

Et j’ai sélectionné aussi cette robe blanche bohème qui donne un côté rétro qui revient en force ces dernières années. Ils l’appellent eux-même vaporeuse. Je vous laisse découvrir :

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4. Asos propose un shop mariage et a un certain succès. En revanche je ne conseille pas leur robe à dentelles. La qualité n’est pas toujours au rendez-vous et le tombé laisse vraiment à désirer. En revanche leurs combinaisons ont des coupes très british et pour celles qui veulent « oser » le pantalon c’est un bon compromis. Chic !

je retiens cette combi un peu loose que je trouve très sympa

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5. Sézane que j’adore pour ses imprimés et ses chaussures si joliment dessinées. Sézane a sorti cette année une jolie robe trapèze qui peut facilement être portée pour une cérémonie civile et qui est originale. Elle est ici

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J’ai aussi trouvé d’autres robes blanches courtes chez Maje, See u Soon, Zara et Comptoir des Cotonniers… Le tout est d’avoir en tête que les grandes chaînes se lancent sur le marché du mariage… Dernièrement Kiabi lançait une robe de mariée low cost à 60 euros!

 

Celle dont on avait besoin

​Depuis la naissance de Marin tout est allé très vite. J’ai connu la détresse, les petits plaisirs et la futilité de certains gestes de la vie. Il faut s’occuper de Marin, puis de Diane, puis du déménagement, puis d’une nième hospitalisation. On a “besoin de moi”, ils ont “besoin de moi”. Je suis devenue cette petite clé indispensable, je suis celle qui dirige tout (enfin qui tente) et celle qui n’est jamais assise. Je pourrais diner tranquillement, siroter un cocktail, jouer, surfer le net… Non on a besoin de moi, on a besoin de Maman. Maman par-ci, Maman par-là. Et ce qui est tout à fait fou c’est que les besoins d’un enfant malade et d’une petite fille couplée à une pile éléctrique sont décuplés par 10 : il faut cajoler, donner le sein, bercer un landau avec un pied le tout en jonglant avec des petits dessins animés : mais pas trop pour ne pas l’exciter davantage. Il faut la sortir, la faire courir mais tout en préservant le bébé des microbes. Il faut maman pour la tétine bleue, maman pour la couette à fleurs, ce panda là… non celui-ci, ce biberon ah non celui-là. Il faut sortir en trottinette ou peut-être en vélo, mettre le bébé sur le dos pour être dispo, mettre le bébé devant pour être aussi dispo pour lui et le nourrir. Il faut ci, il faut ça et surtout il faut Maman. Il y a presque 7 milliards de personnes sur terre mais ils ont besoin de MOI, juste moi, leur maman. Un travail sans haleine et sans pouvoir souffler.

Pendant ces vacances j’ai accepté le fait qu’être maman veut dire que je dois être d’attaque en 1 seconde, que je dois sauter dans un pantalon, enfiler le rôle de maman câlin, maman superhéros, maman sévère. Le rôle de maman n’est pas négociable, il est jour et nuit, sans vacances et sans pauses. Maman veut dire que j’ai appris à apprécier le café froid, que j’ai fini les miettes de pain sur la table de mon fils, que j’ai mangé des pâtes froides en forme d’Hello Kitty et que je me suis même surprise à me faire un bonhomme avec du ketchup dans mon assiette en mélanine à minuit 15. J’ai 3 couches et tout autant de paquets de lingettes dans mon sac, qu’une petite voiture saute quand je sors mes clés et même qu’il y a des patchs Emla dans mon portefeuille et des poches urinaires en prévention pour Marin. Sans compter le nombre incalculable de miettes de gâteaux au fond de mon sac qu’on pourrait en faire un crumble. Je ne sors pas souvent maquillée, les cheveux sont vaguement coiffés ou vite attachés pour éviter qu’on ne me les arrache par un enfant porté ; j’ai le corps fatigué mais le coeur débordant d’amour.

Et puis sûrement qu’un jour viendra, je serai assise face à l’océan, peut-être même incapable de me souvenir de ces moments, mes pioupious auront pris leur envol depuis déjà bien longtemps et je serai face à ma vie passée. Je resterai leur mère mais mon ventre ne sera plus leur demeure, mes bras ne seront plus autant sollicités pour les cajoler et les abriter. Je n’aurai plus à choisir si la brosse à dents verte est mieux que la rose, je ne me battrais plus pour que Diane arrête de manger tout le dentifrice avant de se laver les dents. Je ne crierai plus 100 fois par jour “ne t’inquiète pas, Maman est là”. Plus des heures à préparer et boucler des valises en faisant des listes pour ne rien oublier, plus de tétris pour le coffre, plus de méthodes de rangements d’armoire. Plus de glace petit bonhomme dans mon congelo, moins de petits suisses sur mes étagères et ptobablement du rimel sous les yeux et du rouge sur les lèvres. Peut-être même que j’aurai le temps de me faire une pédicure avant la fin de l’été.
Et puis, tout en réfléchissant je pense que moi aussi j’ai autant besoin d’eux; des bisous de Diane, des acrobaties de Marin, des hurlements dans la rue et des rêveils nocturnes car c’est cet ensemble qui fait de moi une maman, qui fait de moi LEUR Maman. J’ai abandonné les baleines des soutiens-gorges depuis un moment, j’ai les hanches un peu plus larges qu’avant, les bras plus musclés, les os plus tendus, des cernes bien plus visibles. Un jour je dormirai en paix, je me ferai peut-être réveillée par des klaxons dans la rue (ou par Gabriel qui ronfle, mais chut c’est un secret) mais plus par un bébé qui a fait un cauchemar, qui a 39 de fièvre ou par une petite fille qui a rêvé de monstres et de dragons et qui a peur d’en avoir sous son lit. Et puis, peut-être qu’un jour les journées seront plus faciles, les sorties sans cri, le temps ne passera plus en seconde, les restaurants seront posés et que l’on pourra même boire une bière  sans donner un jouet ou des TUC pour passer le temps pour avoir une conversation. Aujourd’hui je n’ai plus porté de vêtements blancs depuis la naissance de Diane, j’ai toujours des mouchoirs dans mon sac mais aujourd’hui j’ai des enfants qui viennent se blottir dans mes bras, une petite fille qui me dit ô combien elle m’aime. Un jour j’aurais tout le temps voulu et esperé. Aujourd’hui je suis exténuée, vidée et boulversée de cette année mais tellement AIMEE
( J’ai écris sur le vif cest sûrement bourré de fautes mais franchement ce n’est pas ma préoccupation 😅)

Maman, ça va ?

Je ne saurai dire depuis combien de jours je rêve d’écrire cet article. Parfois la nuit en pleine rage. Parfois à l’hôpital en pleine détresse. Et même parfois en plein fou-rire avec mes deux poussins. La maternité, quel sujet, quel sujet brûlant et débordant. Ce sujet déchaîne les passions, il déchaîne autant qu’il ne déchire. Il ne répond à aucun code, à aucun manuel, à aucune culture. Quel bouleversement pour une femme de devenir mère, chose pour laquelle nous sommes normalement toutes faites. Cette maternité que j’ai choisi de vivre pleinement, de vivre à pleines doses, à plein poumon… Cette maternité qui me rend heureuse, rieuse, souriante, radieuse, passionnée, hystérique, colérique, triste, révoltée, peinée, débordée.
Cette délicate mais certaine pente de la maternité, celle qui te fait chavirer doucement mais sûrement dans la « no go zone » de la parentalité. Cette parentalité à temps plein, sans répit, SANS RÉPIT.
Quel pied ne serait-ce que de vivre une journée sans le stress inhérent aux enfants, penser à prendre le goûter, les couches, les bavoirs, quel porte-bébé prendre, quelle poussette choisir, quelle horaire adoptée, quel chemin prendre, quel haut mettre pour que le petit puisse téter, quel habits mettre, quel rechange choisir, quelle paire de chaussures mettre, quel tétine prendre, courir 20 fois autour de ton enfant qui est dans sa phase d’opposition de m*****, s’assurer qu’aucun petit pote n’est malade pour protéger le sien… rien que de préparer tout ce beau monde c’est une gymnastique de l’esprit.
Personne ne te prépare à ce grand saut, ce grand bain, tu te laisses happer. Je me suis laissee happer. Je me suis fait attraper. Vouloir toujours que tout soit parfait, reporter l’essentiel, reporter mon confort pour le leur. Toujours consoler le chagrin de la grande, le tout en berçant le petit dans son dos. Donner à manger à l’aînée tout en allaitant le second. Se séparer en deux, réussir à se couper. Toujours être présente pour le petit qui fût si souvent à l’hôpital tout en ayant la même présence avec la grande à notre retour pour compenser.
Reporter la super soirée prévue, reporter TOUT pour être avec eux, juste pour eux. Calculer la moindre sortie des jours à l’avance, choisir le moment opportun. S’étriper le cerveau pour savoir quel est le meilleur moment pour aller se faire un cinéma avec la bonne copine, quel aliment ingérer pour ne pas perturber la tuyauterie fragile de son fils (allaitement oblige), quel robe choisir pour se faire élégante au mariage de sa meilleure pote le tout en allaitant, quel chapeau choisir pour ne pas se faire défigurer par ses petits poussins le dit-jour.
Et les jolies phrases glissées, « nous ne sommes pas que des parents » ; « tu dois être bien pour que tes enfants soient biens » mais quelles phrases culpabilisantes. D’une part quelle idée qu’on glisse volontairement envers ces excès et d’autre part, est-ce vraiment un choix ?  Ai-je le plaisir volontaire d’aller m’enfermer dans ma salle de bain à 21h en écoutant la Tristitude d’Oldelaf dans les oreilles (bon, je recommande c’est assez fun il faut l’admettre surtout quand il dit que « La tristitude c’est de marcher sur un lego pied nu ! ») pour me décharger d’une journée à 1000 à l’heure. Et d’une nuit qui existe pas. Elle n’existe pas depuis la naissance du 2nd.

Être mère au foyer c’est aussi être mère à 100% parfois d’un enfant à la santé fragile. Gérer les 10.000 inquiétudes inhérentes à sa santé. Cette inquiétude qui te paralyse, t’empêche de raisonner sereinement, t’empêche d’être toi. Gérer ces séjours, seule et toujours seule. Quelle impuissance de voir son enfant souffrir, se dire que rien ne peut l’apaiser, pas même mon lait bouillant et ma chair chaude. Pas même mes comptines ou mes caresses sur le visage essuyant ses larmes que je ne comprends pas toujours. Être à parcourir les couloirs de ces hôpitaux froids, tremblôter sur ces banquettes fraîches des nuits à côté pour le veiller. Entendre ces bips de scopes. Connaître ces histoires nouvelles à chaque fois, ces nouveaux enfants hopitalisés et ce carnet de santé qui ne cesse de se remplir.

Je rêverai de me dégager de cette culpabilité, exploser ces chaînes qui m’entourent, me dire que la terre continue de tourner si je ne suis pas avec eux. Me dire qu’ils peuvent aller bien aussi sans cette protection de louve que je leur impose.

Cette maternité qui te fait glisser, qui te fait devenir esclave de ces deux petits chéris pour qui tu ne fais plus « rien », à qui tu donnes tout ton espace. Tout. Tout. Et tout.

Aujourd’hui, j’ai craqué. Aujourd’hui c’était trop, aujourd’hui j’ai eu envie de manger sans enfant, manger seule. J’ai eu envie d’aller boire une bière en refaisant le monde avec des copines. J’ai eu envie d’aller acheter des habits sans que le haut soit « free boobs ». J’ai eu envie d’écouter de la musique à tu-tête, de mettre une petite robe courte. D’écouter du Gainsbourg.

Aujourd’hui j’ai eu envie de penser à moi pour mieux penser à eux.
Aujourd’hui j’ai signé chez une assistante maternelle pour l’an prochain.

Aujourd’hui dans ma tête il y a un peu de liberté qui se profile et une sérénité nouvelle.

{ nb : je n’ai pas la solution grands-parents possible pour les confier, inutile de demander… et je ne me suis pas relue, j’avais envie de poster mon brûlot avant que l’envie ne change! }

Babyboom menthe à l’eau

Des mois, des semaines et des jours que je veux écrire cet article. Des mois, des semaines et des jours que je ne trouve pas la force d’écrire cet article. Puis, un jour la claque dans la figure, la bande-annonce de ce sacré-saint Babyboom qui t’explose à la figure et qui te ramène 8mois en arrière.

Nous étions début août 2015, mon Marin était orange potimaron, pyélonephrite et méningite néonatale se sont invitées avec l’ictère impressionnant. On ère, on file en réa au final bien plus vite que prévu. Il est là entre les mains de cette interne, adorable mais débordée, elle n’a pas dormi depuis deux jours – vous comprenez c’est l’été -. Deux jours se passent, on passe en chambre de pédiatrie générale mais en neurologie en raison des regroupements de service l’été. Nous partageons la chambre avec un bébé de trois mois. Trois mois c’est si petit et si grand par rapport à mon si tout petit bébé de deux semaines. Ce petit à un cri particulier, il ne pleure pas mais hurle d’un son rauque. Je l’entends encore très distinctement dans ma tête. Et puis il y a une bande velcro à la porte. Vous comprenez les parents ne sont pas à son chevet, les soignants doivent pouvoir le surveiller. Le poste infirmier est juste à côté, une si minuscule chambre transformée pour un mois en bureau des infirmières. Elles s’entassent les pauvres. Dehors hôpital de jour et longues hospitalisations se côtoient. Mon tout-petit est dans les allers et venus constants, en plein courant d’air et puis il y a ce petit colocataire :si mignon qu’il est il me semble si frêle, ses cris me transpercent, sa liste de médicaments est sans fin.
Deux jours passent de nouveau, on nous change brutalement de chambre, un message laconique d’une infirmière disant qu’on doit changé rapidement et qu’on sera avec un grand. Alors nous voilà avec un grand bonhomme de 7ans qui vient d’être diagnostiqué diabétique… nouvelle chambre, nouvelle histoire et nouvelle ambiance.

– J’apprendrai entre temps rapidement que notre premier colocataire est parti rejoindre les anges brutalement, qu’il était en soins palliatifs et que c’était beaucoup trop dur pour sa famille de se rendre à son chevet alors il était là, pris de temps en temps dans les bras d’une infirmière si elle avait le temps –

Pas une fois le personnel n’a eu le temps de voir que j’étais si désemparée, si inquiéte. J’étais tel un zombi en déambulant dans les couloirs avec mon nouveau-né en écharpe les larmes débordant de mon visage. Pas un seul regard bienveillant, pas une once d’empathie des médecins qui, débordés, venaient en coup de vent.

Pas une fois on est venus nous voir, nous parler, m’apporter ne serait-ce qu’un verre d’eau ou une compote.

Pas une fois on m’a donné une banquette pour me reposer, j’ai pu bénéficier d’un lit après m’être allongée à même le sol d’épuisement. Mon conjoint a du insister pour que je bénéficie d’un paravent afin que je puisse allaiter dans l’intimité.

Pas une fois une infirmière m’a encouragé concernant ma pugnacité à allaiter un bébé malade et fatigué. Au lieu de ça je devais lutter pour qu’on ne lui donne pas complètement, à accepter des tetées-pesees archaïques alors qu’il prenait du poids.

Cet hôpital se dénomme mère-enfant mais il n’en demeure que le nom, on nous place en situation d’ignares et d’ignorants. Pas une fois on m’a écouté dire à quel point je me sentais en situation de désespoir et de cruelle panique. Au lieu de renvoyer des images positives cet hôpital placarde les tarifs du parking longue durée aux murs, le personnel est tout bonnement debordé et certainement en souffrance.

Je suis consciente du fouillis de mon article ainsi que de ma plume approximative mais cet hôpital m’inspire un dégoût profond, un malaise certain qui pourrait être évité a tant de mères. Comment ne pas être marqué à vie de partager la mort d’un petit garçon, faire porter une responsabilité énorme sur mes épaules fragiles, ne même pas proposer une barre de chocolat ou des verres à disposition des mères (ou pères) qui restent là.
Est-ce une politique viable de nier délibérément le rôle des parents alors que c’est la clé de voûte de la guérison de leurs enfants ?

Je finirai cet article par la phrase qui m’a tant touché d’une maman camerounaise avec qui j’ai partagé ma chambre ; « cet hôpital ce n’est pas la France, il fait honte. »

Je pourrais encore en raconter des dizaines d’anecdotes similaires, des inquiétudes, des choses si difficiles à vivre et à entendre.

(Et l’histoire à fait qu’on est sortis dix jours après avec un diagnostic erroné, une impossibilité de rentrer en contact avec les médecins coopérants…nous sommes partis à Paris demander conseil ailleurs. Leur diagnostic annonçant une maladie grave ET de forme sévère fut balayé en deux jours de temps!).

La photo n’a rien à voir mais je la trouve si belle.. Diane et Marin lors de leurs retrouvailles après un séjour de Marin à l’hôpital.

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